Né à Grenade, au
"Sacromonte" -le quartier gitan-, il a fait ses premiers pas au
sein de la famille Maya. Il appartient donc à une famille de grands
danseurs tels que Manolete, Juan Andrés Maya et Mario Maya qui furent
accompagnés du prestigieux guitariste Juan Maya "Marote".
Très tôt, il se fait connaître du grand public au travers de programmes
télévisés espagnols. À l'âge de 8 ans, il est engagé à Madrid, au tablao La
Zambra. Plus tard, il fait les belles nuits de Casa Patas, Corral de la
Pacheca, Café de Chinitas. Dès lors, il participe à de grands
festivals espagnols et internationaux en France, Italie, USA, Japon,
Slovénie...
Il intervient dans un grand nombre de spectacles de son oncle Juan Andrés Maya,
notamment: Pasíón, Contraste, Cautivo et El Flamenco de un Marginal, en
première au théâtre Apolo de Madrid.
Il est à souligner également son importante prestation lors de la Biénale de
Séville en 1992.
En hommage à son oncle Juan Maya "Marote", il participe en 1999 à un
prestigieux spectacle en compagnie de Jose Mercé, Ketama, Niña Pastori, Eva la
Yerbabuena, Manolete y Guito. Étant donné l'excellence de son baile, tout au
long de sa carrière, il travaille avec les grandes figures du Flamenco telles
que Javier de la Torre, Beatriz Martín, Fuensanta "La Moneta", Conchi
Maya, Estrella Morente...
En 2003, il enregistre avec le producteur Flamenco live le film Furia Maya
qui fut commercialisé dans plusieurs pays.
En 2004, il est finaliste du Concours de Cordoue; l'année suivante, il obtient
le deuxième prix du concours de danse du prestigieux "Cante de las
Minas" de la Unión.
En 2007, il représente le nouveau parfum de Victorio et Lucino
"Hechizo" (Ensorceleur).
Articles
SEMAINE DU ROUSSILLON - du 13 au 19 mars 2008
Fougue flamenca avec Iván Vargas
À l'occasion des stages de flamenco bi-semestriels de La Reja Flamenca, celle-ci fait venir de l'Andalousie le jeune danseur prodige Iván Vragas afin qu'il dispense des cours le week-end prochain à l'Hôtel des Vignes à Rivesaltes aux côtés de Lorenzo Ruiz.
À tout juste 22 ans, Iván Vargas possède un parcours artistique des plus passionnants. Ce jeune danseur-chorégraphe est né à Grenade dans le quartier gitan du Sacromonte situé face à la splendide Alhambra. Il fait ses premiers pas au sein de la célèbre famille flamenca Maya. Très tôt, il se fait connaître du grand public au travers de programmes télévisés espagnols. Dès lors, il participe à de grands festivals espagnols et internationaux auprès des plus importantes figures du flamenco. À sa majorité, il enregistre avec le producteur Flamenco Live le film Furia Maya qui est commercialisé dans différents pays. Les années suivantes, il gagne plusieurs prix des plus prestigieux concours de danse flamenca. Étant donné l’excellence de son « baile » et l’imposante prestance de ce jeune danseur, il a été choisi récemment pour représenter le nouveau parfum de Victorio et Lucino « Hechizo », ce qui signifie Ensorceleur.
C’est donc avec plaisir que La Reja Flamenca accueille Iván Vargas afin qu’il dispense aux côtés du danseur Lorenzo Ruiz (fils du célèbre chanteur « Pepe de Granada ») des cours accompagnés au chant et à la guitare par José Luis Navarro. Ces stages de différents niveaux sont ouverts à tous. Les inscriptions sont obligatoires dans la limite des places disponibles (réduction de 10% sur les 2 cours de danse). Au programme : Flamenco avancé avec Iván Vargas, les 15 et 16 mars de 10h à 12h. Flamenco intermédiaire avec Iván Vargas, les 15 et 16 mars de 14h à 17h. Flamenco débutant 2 avec Lorenzo Ruiz, les 15 et 16 mars de 17h à 19h. Sévillanes pratiquant avec Lorenzo Ruiz, les 15 et 16 mars de 19h15 à 21h15. La Reja Flamenca propose également sur demande des cours de guitare et de chant avec José Luis Navarro et des cours de rythmique (palmas) avec Lorenzo Ruiz.
Pour les inscriptions, contacter le 06.63.18.23.21 ou contact@la-reja-flamenca.com (www.la-reja-flamenca.com).
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MIDI LIBRE BÉZIERS - Mercredi 15 août 2007
Flamenco
Et le jeune danseur dévora la scène du cloître !
On
y dîne parfois sur place dans la queue, autour de la glacière, histoire d'en
être de ces nuits magiques au cloître Saint-Nazaire. Jose Guillen, l'empresa
des lieux le temps de la Feria, aimerait pousser ces murs entre lesquels se
serrent chaque soir quelque 800 personnes. Parce qu'elles y sont assurées de
vivre l'exception. Parce qu'au bout de dix-neuf ans de promesses tenues,
l'affiche réserve encore des moments d'émotion en forme d'uppercut.
"Lundi soir, j'ai vu sans doute l'un des dix
plus grands spectacles de toutes les Ferias sans que cela enlève la beauté et
le mérite des autres artistes", confie Jose Guillen. Ivan Vargas
Heredia, c'était un peu le joker du programme. "Chaque année, on
consacre une soirée à découvrir un artiste. Là, on a vraiment eu le nez
fin".
Le jeune danseur de 22 ans, de Grenade,
faisait à Béziers ses premiers pas en France.
"Dans sa loge, il était calme, presque
enfantin. Sur scène, il prend dix ans de plus, on a l'impression qu'il va
dévorer le monde, il y a en lui une espèce de violence artistique!" Quand
on lui demande ce qui élève un danseur de flamenco au-dessus de ses pairs, Jose
Guillen parle de l'impalpable: "En plus de la technique, de l'élégance,
du corps, il y a cette part de spiritualité. Lundi soir, nous avons vécu un
moment très rare." Qui le conforte dans son credo: "Cela
prouve qu'il n'est pas utile de déployer des moyens pharaoniques et d'exposer
un budget; il faut revenir à ce que le flamenco n'aurait jamais dû cesser
d'être, plutôt que ces spectacles "dinosaures" multipliant les
chanteurs et les danseurs." Jose Guillen regrette la frilosité des
théâtres: "Qui tournent tous avec un catalogue d'une dizaine
d'artistes, toujours les mêmes, et qu'on est lassé de voir même s'ils se
révèlent excellents." Le président de l'association Amapola préfère
l'audace: "Il faut oser engager des artistes moins connus."
Après le spectacle, Ivan Vargas Heredia a retrouvé sa bouille d'enfant, les
yeux bouffis de fatigue après cette longue journée débutée à 5 heures dans son
quartier du Sacramonte. A deux heures du matin, le jeune homme reprenait la
route. Vers d'autres scènes de grâce. "Il plisse les yeux, lève les
bras et la transfiguration commence", souffle Jose Guillen.
