Conception et direction artistique:Jose Guillen "Pepe de Nieves"
Chanteurs:Clara Tudela et Mariano Zamora
Danseurs:Laura Clemente, Lorenzo Ruiz et Pedro Verdu
Guitaristes:Antonio Cortes et Gregorio Ibor Sanchez

"Les grands artistes de l'Andalousie, chanteurs, danseurs, musiciens, savent qu'aucune émotion n'est possible sans l'arrivée du Duende, l'esprit de la terre".
Frederico Garcia Lorca.

L'objectif de ce spectacle est précisément la recherche de ce Duende. Le Cantaor, le tocaor, le bailaor représentent d'une certaine manière le peuple Andalou à qui ils racontent un fragment de sa vie mouvementée. Par le moyen d'un drame personnel symbolisé par le furieux lamento de la voix ou les symboles esthétiques de la danse, le spectateur peut se sentir entraîné vers les zones les plus ésotériques de l'exaltation.

Réveiller le Duende suppose interpréter des styles Jondos profonds avec sincérité et sans artifices. Celui qui a le mieux exprimé cet "esprit de la terre" porte son ombre sur le spectacle. Il s'agit du poète Frederico Garcia Lorca dont trois poèmes extraits de "Poema de Cante Jondo" sont inclus dans le spectacle.

Articles

MIDI LIBRE BÉZIERS - Dimanche 12 août 2007

Flamenco
L'esprit de la terre s'empare de Saint-Nazaire

Deux cannes qui impriment le tempo, la souffrance chantée, les talons qui claquent et se démultiplient... "Les trois composantes du flamenco", résume José Guillen instigateur de l'affiche de feu et de passion qui va habiter pendant cinq jours le cloître Saint-Nazaire.
Hier, c'est l'esprit de la terre, ce "duende" que les spectateurs ont touché de l'âme, avec un spectacle proposé par Pepe de Nieves. "Le duende est un sentiment intraduisible, un frisson qui vous parcourt, un bien-être qui vous anime", continue Jose Guillen. Et la magie opère. On se laisse envoûter par ces hommes sanglés dans leur fierté et leur virilité, ces femmes graves et belles.
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MIDI LIBRE BÉZIERS - Jeudi 16 novembre 2006

Flamenco
Duende, l'esprit de la terre souffle sur les Hivernales

Sans carte ni exercice, les Hivernales Flamencas partiront à la recherche ce soir, à 21h, au théâtre des Franciscains, du duende. Cette émotion subtile qui fait grandir chaque geste, chaque parole et qui amplifie tout avec passion.
"Le duende, c'est l'esprit de la terre, explique José Guillen. Au départ, il s'agit d'une histoire qui est narrée aux enfants. En Andalousie, le duende a un sens particulier, impalpable. Il irradie autour de soi, il rend la femme plus belle, le ciel plus bleu, tout se bonifie à son contact. Le flamenco doit être jondo, c'est-à-dire profond". Le maître incontesté du duende est le poète musicien Federico Garcia Lorca. L'un des plus grands génies artistiques que l'Espagne ait connu. L'énorne sensibilité artistique et poétique, alliiée à une profonde activité créatrice, font de Lorca un écrivain de grande importance dans l'histoire lyrique espagnole. Infatigable défenseur des coutumes populaires espagnoles et andalouses, il a fait du flamenco un élément clé de son oeuvre.
Le duende finalement ça ne s'explique pas, ça se vit. Voilà le challenge que vont tenter de relever ce soir au théâtre des Franciscains les danseurs Laura Clemente, Pedro Verdu et Lorenzo Ruiz, accompagnés de deux chanteurs et deux guitaristes. "Pour faire comprendre le duende au public, trois poésies de Lorca seront récitées par Pepe de Nieves:"Las tres cuerdas, Quejío et El paso de la Siguiriya", annonce José Guillen d'Amapola. L'association a organisé et créé les dix tableaux traditionnels du spectacle de ce soir: Entre Bordón, Tacón y Quejío. Par le moyen d'un drame personnel symbolisé par le fuirieux lamento de la voix ou les symboles esthétiques de la danse, le spectateur pourra ce soir se sentir entraîné vers les zones les plus ésotériques de l'exaltation.
Tout un programme.